Palier 3 · Travaux ciblés 500 à 10 000 €, ce trimestre

Déperdition thermique de la maison : où part la chaleur, ce que rapporte l’isolation

Dans une maison non isolée, le toit laisse partir 25 % à 30 % de la chaleur, les murs 20 % à 25 %, les fenêtres 10 % à 15 %. Choisissez le poste, indiquez la surface : le simulateur met le gain de chauffage par an face au prix du chantier.

Par la rédaction Okal, mis à jour le

Ce qui n’est pas encore isolé
Technique

Par défaut, la surface habitable (plain-pied).

Logement
100 m²
Construction
Chauffage principal

Électricité plus gaz, fioul ou granulés. Une mensualité × 12 suffit.

Isoler toiture et combles : économie de chauffage

222 €/an

soit 1 410 kWh par an

Jusqu’à 270 € par an : ce poste laisse partir 25 % à 30 % de la chaleur d’une maison non isolée (ADEME), sur vos 890 € de chauffage.

Isolation des combles perdus (soufflage), posé
2 000 € à 4 500 €20 à 45 €/m²
Temps de retour
8 à 20 ans
Aides
Prime CEE (montant selon l’opérateur), TVA à 5,5 %. Plus de MaPrimeRénov’ par geste pour ces travaux depuis le 1er septembre 2026.

Un devis sous 2 000 € doit alerter : il manque sans doute une prestation. Au-dessus de 4 500 €, acceptable si l’accès ou les matériaux le justifient.

Obtenir des devis d’artisans RGE

Lien partenaire (HelloArtisan) : Okal est rémunéré quand vous demandez un devis par ce lien, sans effet sur son prix.

Ajuster les hypothèses

Le gain suppose un poste non isolé du tout : déjà isolé il y a vingt ans, comptez moins. La dépense de chauffage vient de votre facture et de la répartition moyenne par usage (SDES).

Données mises à jour le 06/11/2026. Répartition des déperditions : ADEME, maison individuelle non isolée. Prix posés : relevés de devis 2026 par la rédaction Okal. Aides : Anah, barème par geste du 1er septembre 2026. Tarifs : CRE, relevés ministériels.

Déperdition thermique d’une maison : la répartition par paroi

L’ADEME publie la répartition des pertes d’une maison individuelle construite avant 1975 et jamais isolée. Elle sert de base au simulateur : la part du poste choisi, appliquée à votre dépense de chauffage, donne le gain annuel.

Part des déperditions thermiques d’une maison non isolée, par poste (ADEME)
Poste Part des pertes Travaux
Toiture25 % à 30 %combles perdus soufflés, rampants
Murs20 % à 25 %isolation par l’extérieur ou par l’intérieur
Renouvellement d’air20 % à 25 %VMC hygroréglable ou double flux, étanchéité
Fenêtres10 % à 15 %double vitrage, volets, rideaux
Plancher bas7 % à 10 %isolant sous plancher ou sur plafond de cave
Ponts thermiques5 % à 10 %traités par l’isolation extérieure

Ces parts valent pour une maison où rien n’est isolé. Une fois les combles traités, les murs et l’air représentent chacun près d’un tiers de ce qui reste. L’ordre des chantiers suit donc la part des pertes rapportée au prix.

  1. Le toit

    25 % à 30 % des pertes pour 20 à 45 €/m² : le meilleur gain par euro.

  2. L’air et les murs

    Ventilation réglée et murs isolés, de préférence ensemble pour ne pas enfermer l’humidité.

  3. Le plancher bas

    7 % à 10 % des pertes, par-dessous quand une cave ou un vide sanitaire le permet.

  4. Les fenêtres en dernier

    Pour le confort et le bruit quand les menuiseries sont en fin de vie ; le calcul énergétique seul ne les justifie pas.

Gain de l’isolation par poste, pour une maison de 100 m² chauffée au gaz

Même exemple que sur l’accueil : une maison de 100 m² chauffée au gaz, construite avant 1975, pour 4 personnes et 2 400 € d’énergie par an, dont 1 130 € de chauffage.

Gain annuel, prix posé et temps de retour par chantier, surface traitée de 100 m² ou 8 fenêtres
Chantier Gain par an Prix posé Retour
Isolation des combles perdus (soufflage) 280 € à 340 € 2 000 € à 4 500 € 6 à 16 ans
Isolation des murs par l’extérieur (ITE) 230 € à 280 € 13 000 € à 22 000 € 46 à 97 ans
Isolation des murs par l’intérieur 230 € à 280 € 4 000 € à 8 000 € 14 à 35 ans
Isolation des planchers bas 80 € à 115 € 3 000 € à 7 000 € 27 à 88 ans
Fenêtre PVC double vitrage posée 115 € à 170 € 4 000 € à 7 200 € 24 à 64 ans

Les combles se remboursent en moins de dix ans dans tous les cas ; c’est le chantier du palier 3, détaillé sur la page isolation des combles perdus. L’isolation des murs par l’extérieur relève de la rénovation : même gain, mais un prix qui n’a de sens qu’avec un ravalement à faire ou dans un projet global. Les fenêtres se changent quand elles sont en fin de vie, pour le confort et le bruit, parce que le seul calcul énergétique ne les justifie pas.

Le renouvellement d’air, le poste que le simulateur ne chiffre pas

Un cinquième à un quart de la chaleur part avec l’air vicié, et c’est nécessaire. Sans ventilation, l’humidité des douches et de la cuisine condense sur les murs froids. Le gain vient d’une ventilation qui règle son débit (VMC hygroréglable, 600 à 1 500 € posée) ou qui récupère la chaleur de l’air sortant (VMC double flux, 3 500 € à 6 000 €). La double flux ne se justifie que dans une maison déjà étanche à l’air ; dans une maison d’avant 1975 non isolée, l’air entre par les défauts de l’enveloppe et la récupération ne fonctionne pas.

Lire un devis d’isolation avec les fourchettes de prix

Le simulateur affiche les bornes de prix posé relevées sur des devis 2026 : 20 à 45 €/m² en combles perdus soufflés, 130 à 220 €/m² en ITE. Un devis sous la borne basse doit alerter : il manque sans doute l’épaisseur (vérifiez le R), le pare-vapeur, le traitement de la trappe ou des spots. Au-dessus de la borne haute, le prix s’explique par un accès difficile, un isolant biosourcé ou une surface réduite ; demandez la raison. Les aides n’arrivent qu’avec un artisan RGE et un dossier déposé avant le premier coup de pelle.

Déperditions et isolation : vos questions

Par où part la chaleur d’une maison non isolée ?

Par le toit d’abord (25 % à 30 % des pertes), puis les murs (20 à 25 %), le renouvellement d’air (20 à 25 %), les fenêtres (10 à 15 %), le plancher bas (7 à 10 %) et les ponts thermiques (5 à 10 %), d’après l’ADEME. Ces parts valent pour une maison d’avant 1975 jamais isolée ; dès qu’un poste est traité, les autres pèsent plus lourd en proportion.

Quelle isolation rapporte le plus ?

Les combles perdus : jusqu’à 30 % du chauffage pour 2 000 € à 4 500 € posé sur 100 m², remboursés en 6 à 16 ans dans la maison d’exemple. Les murs par l’extérieur gagnent autant mais coûtent cinq fois plus ; les fenêtres rapportent le moins par euro investi, elles se changent pour le confort et le bruit.

Comment calculer la déperdition thermique d’une maison ?

Le calcul exact (bilan thermique) additionne, paroi par paroi, la surface × le coefficient U × l’écart de température, plus les pertes par renouvellement d’air. Un audit énergétique le fait pour 500 à 1 000 €. Pour décider par quoi commencer, les parts moyennes de l’ADEME appliquées à votre dépense de chauffage suffisent : c’est ce que fait le simulateur.

Quel R pour l’isolation des combles et des murs ?

R ≥ 7 m².K/W en combles perdus, R ≥ 6 en rampants, R ≥ 3,7 pour les murs et R ≥ 3 en plancher bas : ce sont les seuils techniques des aides (CEE, MaPrimeRénov’ rénovation d’ampleur). En laine soufflée, R = 7 correspond à 30 à 35 cm d’épaisseur. Un devis qui ne mentionne pas le R n’est pas complet.

Quelles aides pour isoler en 2026 ?

La prime CEE, versée par les fournisseurs d’énergie, montant variable selon l’opérateur, et la TVA à 5,5 % appliquée par l’artisan RGE. MaPrimeRénov’ par geste ne couvre plus l’isolation depuis le 1er septembre 2026 ; elle reste accessible dans le parcours rénovation d’ampleur, avec audit et accompagnateur. L’éco-PTZ finance le reste sans intérêts.